Réseaux sociaux, Civics tech, Big Data : révolution démocratique ou contrôle politique ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un contexte d’utilisation massive du numérique, exacerbé par la crise sanitaire du Covid-19, il nous semble indispensable de consacrer un pan entier de nos réflexions sur la participation politique des jeunes à cet objet.

Se poser la question du lien entre numérique et participation politique démocratique implique d’abord de rappeler que le numérique est avant tout un outil – il n’est pas dépositaire en soi d’une intention bonne ou mauvaise. Il ne peut être envisagé qu’au travers de son utilisation qui pose alors une série de questions.

La première, est celle d’un changement des pratiques politiques, notamment chez les jeunes. Par exemple, les technologies numériques, au travers des civictechs tendent à permettre aux citoyens de prendre part à la prise de décision publique de façon plus directe et collaborative. Facteur de désintermédiation, elles modifient le jeu des acteurs, permettent de s’organiser, de s’engager dans la vie publique et associative. Elles sont alors des catalyseurs d’engagement citoyen pour l’intérêt général : pétition numérique, budget participatif, décryptage politique par des youtubeurs, désobéissance civile organisée sur les réseaux sociaux cryptés  … 

En supprimant certaines barrières /frontières, les outils numériques peuvent également jusqu’à un certain point associer des jeunes éloignés géographiquement de la participation. Les organisations de jeunes et de jeunesse, de façon exponentielle ces derniers mois, se saisissent de cet outil, vecteur de participation et transforment leur pratique avec créativité.

Mais, ces acteurs interpellent aussi sur ses limites. D’abord, l’illusion de s’adresser à tou.te.s à travers les technologies numériques, renforce certaines fractures sociales, géographiques, générationnelles, à regarder avec attention. Il est primordial d’éduquer, former, alerter les jeunes et les acteurs de jeunesse afin qu’ils puissent vivre sereinement une citoyenneté numérique, parfois parsemée d’embûches.

L’usage du numérique est souvent un usage de surface, on l’utilise sans vraiment le comprendre ou en être pleinement acteur. Comment faire respecter les droits des citoyens et citoyennes comme préalable à la participation démocratique : gestion des données, utilisation des algorithmes, utilisation de logiciels libres, pour rester maître d’un espace numérique façonné par les citoyens : collaboratifs et transparents.

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Les structures impliquées

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